Jurisprudence - Droits d'accises

Litige relatif à des infractions à la législation sur les contributions indirectes concernant la société [1].

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation, Chambre commerciale financière et économique
  • Ordonnance du 10 Février 2021
  • Numéro d’inscription au répertoire général : V1910306

B. Parties

  • Appelante : Société [1]
  • Intimée : Direction générale des douanes et droits indirects de Bourgogne

C. Contexte et objet de la décision

  • Litige relatif à des infractions à la législation sur les contributions indirectes concernant la société [1].
  • La société a été condamnée par la cour d’appel de Dijon à des amendes et au paiement de droits fraudés.
  • La question principale porte sur la prescription de l’action fiscale et les circonstances de l’audit douanier.

D. Moyens des parties

  • Société [1] conteste la validité du procès-verbal d’intervention des douanes, le considérant non interruptif de la prescription.
  • Elle invoque que l’action fiscale en matière de contributions indirectes est soumise à un délai de prescription de trois ans.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour a jugé que le procès-verbal d’intervention entériné par les douanes ne constituait pas un acte interruptif de prescription.
  • En conséquence, elle a estimé que la cour d’appel avait méconnu les textes applicables en retenant la culpabilité de la société sur des faits prescrits.
  • Il a été déterminé que le procès-verbal ne constatait aucune infraction et ne pouvait, dès lors, interrompre le délai de prescription.

F. Conclusion

  • La Cour de cassation casse et annule l’arrêt de la cour d’appel de Dijon du 2 juillet 2020.
  • La cause est renvoyée devant la cour d’appel de Dijon, autrement composée, pour un nouvel examen.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/6026b6147dd7d31c57522e0c/1