Jurisprudence - Valeur en douane

litige porte sur des accusations de fraude, spécifiquement en rapport avec l’importation de marchandises à des prix anormaux.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 24 Mai 1983
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 82-90.873

B. Parties

  • Demandeur : Direction générale des douanes
  • Défendeurs :
    • X… Jacques
    • Y… Pierre
    • Z… Jacques
    • A… Georges
    • Sociétés : Laboratoires X…, SODEC, EXPANDIA

C. Contexte et objet de la décision

  • Le pourvoi a été formé par la Direction générale des douanes contre un arrêt de la Cour d’appel de Paris qui a relaxé plusieurs prévenus des infractions à la législation sur les relations financières avec l’étranger.
  • Le litige porte sur des accusations de fraude, spécifiquement en rapport avec l’importation de marchandises à des prix anormaux.

D. Moyens des parties

  • La Direction générale des douanes argue que :
    • Les infractions à la réglementation sur les relations financières sont des infractions matérielles, indépendantes d’une intention frauduleuse.
    • Le juge de première instance a méconnu la nature des infractions en reliant la relaxe à l’absence d’entente occulte.
    • Les preuves démontrent que le prix des marchandises importées était anormalement élevé.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de Cassation a rejeté le pourvoi en considérant que :
    • Le délit de constitution illégale d’avoirs à l’étranger n’est pas caractérisé uniquement par l’importation à un prix anormal.
    • Il faut prouver que la différence de prix est restée à la disposition de ceux qui se trouvent hors de France.
    • La Cour d’appel a correctement apprécié les faits et a donné une base légale à sa décision de relaxe.

F. Conclusion

  • Le pourvoi de la Direction générale des douanes a été rejeté.
  • L’arrêt de la Cour d’appel de Paris a été confirmé.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/6079a8be9ba5988459c4ec51/1