A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 09 Novembre 1987
- Numéro d’inscription au répertoire général : 86-11.989
B. Parties
- Appelante : Société les Etablissements Laurent (société Laurent)
- Intimée : Société SNTC Tramar (société Tramar)
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à une action en paiement engagée par la société Tramar contre la société Laurent.
- La société Tramar réclame le remboursement de sommes payées pour le compte de la société Laurent, suite à l’insolvabilité de la société Amoros, commissionnaire de transport.
D. Moyens des parties
- Critique de la validité de l’action directe de la société Tramar : selon la société Laurent, celle-ci était imparfaite et ne pouvait être opposée après paiement.
- Contestation de la présumée autorisation tacite de substitution de mandat : la société Laurent soutient qu’il n’y avait pas de consentement clair.
- Argumentation selon laquelle la société Tramar ne pouvait pas opposer les paiements effectués par la société Laurent à la société Amoros, si elle n’avait pas été habilitée à percevoir ces paiements.
E. Réponse de la Cour
- Rejet de l’ensemble des moyens invoqués par la société Laurent : la Cour a confirmé que la société Tramar avait le droit d’agir en vertu de l’action directe, indépendamment des paiements effectués par la société Laurent.
- La substitution de mandat n’a pas besoin de l’accord explicite du mandant pour permettre à un mandataire substitué d’agir directement contre le mandant.
- La Cour a également constaté que la société Laurent avait donné mandat à la société Amoros, qui a ensuite chargé la société Tramar, établissant ainsi la légalité de la réclamation de la société Tramar.
F. Conclusion
- Rejet du pourvoi de la société Laurent.
- La cour déclare irrecevable la demande de la société Tramar au titre de l’article 700 du nouveau Code de procédure civile, pour avoir été présentée hors délai.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/6079d3679ba5988459c5904f/1
