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litige concerne des faits de corruption d’agents publics étrangers, en lien avec la commercialisation de pétrole irakien sous le programme « Pétrole contre nourriture ».

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 14 Mars 2018
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 16-82.117

B. Parties

  • Appelants :
    • M. Serge X…
    • M. Jean-Paul Y…
    • M. Jean-Paul Z…
    • M. Marc A…
    • M. Jaber GG…
    • M. Bernard HH…
    • M. Patrick B…
  • Intimées :
    • Société Total S.A.
    • Société Vitol Ltd.

C. Contexte et objet de la décision

  • Le litige concerne des faits de corruption d’agents publics étrangers, en lien avec la commercialisation de pétrole irakien sous le programme « Pétrole contre nourriture ».
  • Les appelants ont été condamnés par la cour d’appel de Paris pour diverses infractions, principalement liées à des surcharges imposées par les autorités irakiennes.

D. Moyens des parties

  • Appelants contestent :
    • La compétence des juridictions françaises, arguant que les infractions ne relèvent pas du droit français.
    • Le caractère « sans droit » des surcharges, affirmant que ces paiements étaient demandés par les autorités irakiennes dans le cadre de leurs prérogatives.
    • La non-justification des éléments constitutifs de l’infraction de corruption par la cour d’appel.
    • La présomption d’innocence et les droits de la défense, notamment en raison d’une preuve insuffisante de culpabilité.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de cassation rejette les moyens des appelants :
    • Elle confirme que les juridictions françaises sont compétentes pour juger des faits de corruption lorsqu’un élément constitutif a lieu sur le territoire français.
    • Elle estime que les surcharges étaient effectivement « sans droit » car elles étaient en marge des règles du programme de l’ONU.
    • Elle considère que tous les éléments constitutifs de la corruption d’agents publics étrangers étaient présents dans le dossier.
    • Les droits de la défense ont été respectés tout au long de la procédure.

F. Conclusion

  • La Cour de cassation casse partiellement l’arrêt de la cour d’appel de Paris, en ce qui concerne certains prévenus, tandis que toutes les autres dispositions restent maintenues.
  • La cause est renvoyée devant la cour d’appel de Paris pour un nouvel examen, conformément aux dispositions de la loi.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fca98212993158d0857a077/1