A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 12 Mars 2002
- Numéro d’inscription au répertoire général : 00-22.795
B. Parties
- Demanderesse : Société Comag, S.A.
- Défendeur : Directeur général des Douanes et Droits Indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à la restitution d’une taxe appelée « octroi de mer » payée par la société Comag lors de l’importation de marchandises entre 1992 et 1994.
- La demande de remboursement porte sur les paiements effectués après l’abrogation d’une loi déclarée incompatible par la Cour de justice des Communautés européennes.
D. Moyens des parties
- La société Comag conteste l’application de l’article 352 bis du Code des douanes, arguant que le règlement CEE 1430/79 doit prévaloir.
- Assertion que le droit national ne peut rendre impossible le remboursement des taxes indûment perçues.
- Critique de l’interprétation des preuves concernant la répercussion de la taxe sur le consommateur.
E. Réponse de la Cour
- La Cour rejette les arguments de la société Comag et confirme que l’article 352 bis du Code des douanes est applicable.
- La Cour souligne que la jurisprudence de la Cour de justice précise que le règlement CEE 1430/79 ne s’applique qu’aux taxes établies par des réglementations communautaires, pas aux impositions nationales.
- Le poids de la preuve de la répercussion de la taxe incombe à l’administration des douanes, et l’article 352 bis ne rend pas difficile l’action en répétition de l’indu.
F. Conclusion
- La Cour de cassation rejette le pourvoi de la société Comag.
- La société est condamnée à verser 1 800 euros au titre des frais de justice.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/613723eccd5801467740ff5d/1
