Jurisprudence - Droits d'accises

Litige sur la restitution de l’octroi de mer payé par la société Carat lors de l’importation de marchandises en 1992.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 17 Juillet 2001
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 99-19.409

B. Parties

  • Demanderesse : société Carat
  • Défendeur : directeur général des Douanes et droits Indirects

C. Contexte et objet de la décision

  • Litige sur la restitution de l’octroi de mer payé par la société Carat lors de l’importation de marchandises en 1992.
  • Question de la compatibilité de l’octroi de mer avec le droit communautaire, suite à un arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes.
  • La cour d’appel a ordonné une expertise sur la répercussion de la taxe sur les consommateurs.

D. Moyens des parties

  • Réception d’un pourvoi à cause de l’irrecevabilité soulevée par le directeur général des douanes.
  • Doutes sur l’application de l’article 352 bis du Code des douanes par rapport au règlement CEE n° 1430/79.
  • Argument selon lequel la procédure de remboursement pratiquée rend difficile l’exercice des droits communautaires.

E. Réponse de la Cour

  • Le pourvoi a été déclaré recevable, car l’arrêt attaqué reforme le jugement initial.
  • La Cour a confirmé la compatibilité de l’article 352 bis avec le droit communautaire, statuant que les règles nationales s’appliquent même en cas de violation.
  • Les considérations sur la difficulté du remboursement ne sont pas fondées, car la charge de la preuve incombe à l’administration des douanes.

F. Conclusion

  • Rejet du pourvoi de la société Carat.
  • Condamnation de la société Carat aux dépens, ainsi qu’à verser 10 000 francs (1 524,49 euros) au directeur des Douanes.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/6137268ccd58014677426748/1