A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 22 Octobre 2002
- Numéro d’inscription au répertoire général : 01-01.968
B. Parties
- Demandeur : Société Primistères Reynoird
- Intimé : Directeur général des Douanes et des Droits indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige concernant la demande de restitution de l’octroi de mer et du droit additionnel payé par l’importateur en Guadeloupe.
- L’importateur conteste la décision de la cour d’appel ayant déclaré son action irrecevable, au motif qu’elle a été introduite après la date limite imposée par un arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes.
D. Moyens des parties
- Irrecevabilité de la demande : L’importateur soutient que la décision de la Cour de justice ne devait pas donner lieu à une irrecevabilité, en raison de l’apparente légalité des taxes jusqu’à l’annulation de l’acte communautaire.
- Ajustement rétroactif : Il argue que l’annulation de l’acte par la Cour de justice a un effet rétroactif, affectant les demandes de remboursement.
- Application des normes communautaires : L’importateur fait valoir que la perception de l’octroi de mer et du droit additionnel était illégale au regard du droit communautaire et que cette illégalité ouvre droit à réparation.
E. Réponse de la Cour
- Rejet des moyens de l’importateur : La Cour confirme que sa demande de restitution est irrecevable, car introduite après le délai imposé par la jurisprudence communautaire.
- La Cour précise que la limitation dans le temps s’applique également aux demandes en restitution des droits acquittés antérieurement.
- Concernant la responsabilité de l’État, la Cour conclut qu’il n’existait pas de violation caractérisée du droit communautaire justifiant une réparation.
F. Conclusion
- La Cour de cassation rejette le pourvoi de la société Primistères Reynoird.
- Confirmation de l’irrecevabilité de la demande de remboursement des montants perçus avant le 16 juillet 1992.
- Condamnation de l’importateur aux dépens et à payer 1 500 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile au Directeur général des Douanes et des Droits indirects.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/613723e1cd5801467740f5e0/1
