A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 19 Mai 2016
- Numéro d’inscription au répertoire général : 14-86.971
B. Parties
- Appelants :
- M. [Y] [G]
- Société Stevil
- Intimée :
- Administration des douanes
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à des infractions douanières pour importation en contrebande de marchandises prohibées, en l’occurrence des montres contrefaisant la marque Chanel.
- Les appelants contestent leur condamnation et la validité des décisions prises à leur encontre par la cour d’appel.
D. Moyens des parties
- Violation de la loi sur le caractère distinctif des marques :
- Les appelants soutiennent que la cour d’appel n’a pas pris en compte la possible nullité de la marque J12 de Chanel.
- Insuffisance des motifs de la décision :
- Argument selon lequel la renommée de la marque J12 n’a pas été prouvée par l’administration.
- Absence de preuve de l’intention criminelle :
- Les appelants affirment que la cour n’a pas établi leur volonté de commettre une infraction.
E. Réponse de la Cour
- Cassation de l’arrêt de la cour d’appel :
- La Cour de cassation a jugé que la cour d’appel devait examiner les exceptions concernant la validité de la marque contrefaite.
- Elle a établi que les juridictions répressives étaient compétentes pour se prononcer sur de telles questions dans le cadre de l’action fiscale.
F. Conclusion
- Annulation de l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 2 octobre 2014.
- Renvoi des parties devant une nouvelle formation de la cour d’appel de Paris pour un nouvel examen.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd933e61324c11560f18d9f/1
