A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 10 Mai 2006
- Numéro d’inscription au répertoire général : 05-15.346
B. Parties
- Appelante : Société Sodicar (l’importateur)
- Intimé : Directeur général des douanes et droits indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige portant sur le remboursement de l’octroi de mer et de sa taxe additionnelle acquittés par la société Sodicar entre 1992 et 1993.
- La Cour de justice des Communautés européennes a déclaré ces taxes incompatibles avec le droit communautaire, entraînant ainsi une réclamation de remboursement par l’importateur.
D. Moyens des parties
- Premier moyen : Contestation de la compatibilité de l’octroi de mer avec le Traité instituant la Communauté européenne, affirmant une modification des caractéristiques essentielles de la taxation.
- Second moyen : Souligne que le droit communautaire s’oppose à la restitution des taxes uniquement sur la base de leur répercussion sur les tiers, sans évaluation de l’enrichissement sans cause.
E. Réponse de la Cour
- Premier moyen : La Cour de cassation a rejeté ce moyen, considérant que l’argument n’était pas suffisamment fondé.
- Second moyen : La Cour a jugé que limiter le remboursement à la part non répercutée contrevient aux principes du droit communautaire, annulant ainsi l’arrêt de la cour d’appel de Versailles.
F. Conclusion
- L’arrêt de la cour d’appel de Versailles est cassé et annulé, renvoyant l’affaire devant la cour d’appel de Paris autrement composée.
- Le directeur général des Douanes est condamné aux dépens et doit verser 1 000 euros à la société Sodicar en vertu de l’article 700 du Code de procédure civile.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/613724b9cd58014677417d72/1
