A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 14 Juin 2017
- Numéro d’inscription au répertoire général : 16-81.927
B. Parties
- Appelants :
- M. Cédric X…
- Société Z… X…
- Intimée :
- Administration des douanes et des droits indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige portant sur des infractions douanières, notamment l’absence de comptabilité matière et le défaut d’acquittement des droits sur des ventes d’alcools.
- Les appelants contestent leur condamnation par la cour d’appel de Douai pour des manquements de 2008 à 2010.
D. Moyens des parties
- Argument de nullité de la citation :
- Les appelants soutiennent que la citation ne respecte pas les exigences légales et qu’ils n’ont pas été correctement informés des infractions reprochées.
- Prescription de l’action :
- Ils affirment que la procédure est prescrite selon les délais indiqués dans le Code de procédure pénale.
- Incompatibilité avec la législation européenne:
- Les appelants avancent que certaines dispositions législatives étaient incompatibles avec le droit européen et donc inapplicables.
E. Réponse de la Cour
- La Cour rejette les arguments relatifs à la nullité de la citation, considérant qu’elle était conforme aux exigences de forme.
- Concernant la prescription, la Cour valide la décision de la cour d’appel selon laquelle l’action n’était pas prescrite.
- En ce qui concerne les dispositifs législatifs, la Cour estime que la loi d’exonération n’a pas été appliquée correctement, justifiant ainsi la cassation partielle sans renvoi.
F. Conclusion
- La Cour de cassation casse et annule partiellement l’arrêt de la cour d’appel, concernant les condamnations pour détournement du régime fiscal sur l’alcool.
- Aucune nouvelle procédure n’est nécessaire, car la Cour de cassation applique directement la règle de droit.
- Les condamnations antérieures pour amendes et pénalités deviennent donc invalides.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd8ffc3b26f7b9631485f96/1
