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litige concerne des infractions de blanchiment et de transfert de capitaux sans déclaration.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 13 Février 2019
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 18-90.034

B. Parties

  • Appelant : M. Y… B…
  • Intimée : Tribunal correctionnel de Bayonne

C. Contexte et objet de la décision

  • La Cour de cassation a été saisie d’une question prioritaire de constitutionnalité relative à la législation sur les manquements aux obligations déclaratives en matière de transferts de capitaux.
  • Le litige concerne des infractions de blanchiment et de transfert de capitaux sans déclaration.

D. Moyens des parties

  • La question soumise concerne la conformité du I de l’article L. 152-4 du code monétaire et financier avec le principe constitutionnel de proportionnalité des peines.
  • Le requérant soutient que l’amende prévue, égale à 50 % de la somme non déclarée, est disproportionnée, surtout lorsque ce montant ne concourt pas à la fixation d’impôts ou taxes.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour constate que le Conseil constitutionnel n’a pas encore statué sur cette disposition précise, et que la question est sérieuse.
  • Elle souligne que le législateur a cherché à lutter contre la fraude et a établi des amendes proportionnelles en rapport avec la gravité des manquements déclaratifs,notant cependant que le taux de 50% pourrait être manifestement disproportionné.
  • Par conséquent, la question est renvoyée au Conseil constitutionnel pour un examen approfondi.

F. Conclusion

  • Renvoi au Conseil constitutionnel de la question prioritaire de constitutionnalité.
  • La Cour argue que la législation peut prêter à des critiques quant à la proportionnalité de la sanction encourue.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fca783f8e759a6600c53d05/1