Jurisprudence - Droits d'accises

litige porte sur des infractions à la législation sur les jeux de hasard et les contributions indirectes.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 28 Septembre 2016
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 15-82.587

B. Parties

  • Appelants :
    • M. J… Q…
    • La société Le Star
    • La société Distriloisir
    • La société Vidéo Kit
    • M. G… N…, mandataire judiciaire de la société Fun Games Automatic
    • M. O… H…
    • M. W… L…
  • Intimée :
    • Administration des douanes et droits indirects, partie civile

C. Contexte et objet de la décision

  • Le litige porte sur des infractions à la législation sur les jeux de hasard et les contributions indirectes.
  • Les appelants ont été condamnés par la cour d’appel de Bordeaux pour avoir exploité des bornes interactives permettant des jeux de hasard.

D. Moyens des parties

  • Plaids des appelants :
    • Ils contestent la qualification pénale de leurs actions, arguant que les bornes proposaient également un accès gratuit à Internet.
    • Ils soutiennent que l’activité n’était pas illicite car les loteries offertes étaient intégrées dans un système de jeux gratuits.
  • Administration des douanes :
    • Affirme que les appareils installés constituaient des jeux de hasard illicites.
    • Contextualise les amendes et pénalités fiscales imposées aux condamnés.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de cassation a confirmé la responsabilité pénale des appelants :
    • La Cour a jugé que les bornes constituaient bien des appareils de jeux au sens de la législation sur les jeux de hasard.
    • La mise à disposition de ces appareils et leur exploitation étaient, de ce fait, illégales.
  • Elle a également constaté que les infractions fiscales étaient caractérisées et justifiaient les amendes et pénalités imposées.
  • Toutefois, la cour a annulé la décision concernant la demande de paiement des impôts fraudés, pour non-respect des principes de procédure.

F. Conclusion

  • La Cour rejette les pourvois de M. Q… et des sociétés, tout en annulant l’arrêt sur les questions civiles liées aux impôts.
  • La cause est renvoyée devant une nouvelle formation de la cour d’appel de Bordeaux.
  • Aucune application de l’article 618-1 du code de procédure pénale n’est ordonnée.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd920490c76cfbd58052245/1