Jurisprudence - Droits d'accises

Litige relatif à la condamnation de la société Jean-François Paget pour infraction à la législation sur les contributions indirectes.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 11 Juillet 2017
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 16-84.477

B. Parties

  • Appelant :
    • La société Jean-François Paget
  • Intimée :
    • Cour d’appel de Dijon

C. Contexte et objet de la décision

  • Litige relatif à la condamnation de la société Jean-François Paget pour infraction à la législation sur les contributions indirectes.
  • La société conteste la décision de la cour d’appel qui lui impose des pénalités fiscales et le paiement de droits fraudés.

D. Moyens des parties

  • La société soutient que :
    • Elle bénéficie de l’exonération prévue par l’article 27 de la loi n° 2012-354, qui exonère des droits d’accises pour l’alcool utilisé à des fins médicales.
    • La cour d’appel a violé le principe de légalité des délits et des peines en écartant cette exonération sans fondement légal suffisant.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de cassation a estimé que :
    • L’article 27 de la loi du 14 mars 2012, bien que non appliqué en raison d’un contingent non fixé, était entré en vigueur.
    • La cour d’appel ne pouvait écarter l’exonération en raison de l’absence de contingent annuel, et n’aurait pas dû laisser une directive communautaire avoir un effet direct contre le prévenu.
    • Elle a donc encouru un délit de non-application des dispositions légales.

F. Conclusion

  • La Cour de cassation casse et annule partiellement l’arrêt de la cour d’appel de Dijon, en ce qui concerne la condamnation pour infraction aux contributions indirectes.
  • Seules les dispositions relatives à l’omission de tenir une comptabilité matière sont maintenues.
  • Il n’y a pas lieu à renvoi, car l’exonération était applicable lors des faits litigieux.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd8fc275c337a9191eb6ebb/1