A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 03 Décembre 2002
- Numéro d’inscription au répertoire général : 01-03.026
B. Parties
- Demandeur : Société Drouault
- Défendeur : Directeur général des Douanes et des Droits indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à la restitution de droits douaniers (octroi de mer et droit additionnel) acquittés par la société Drouault sur des importations en Martinique.
- La société a contesté la validité de cette perception, jugée incompatible avec le droit communautaire par la Cour de justice des Communautés européennes.
- La Cour d’appel a accueilli l’exception de nullité de l’assignation introductive d’instance, invoquée par l’administration des Douanes.
D. Moyens des parties
- La société Drouault soutient que l’assignation emportant la demande de restitution était valable malgré des vices de forme.
- Le directeur général des Douanes argue que l’assignation ne comportait pas les mentions nécessaires et devrait être déclarée nulle.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de cassation rappelle que la nullité d’une assignation ne peut être prononcée qu’à charge pour l’adversaire de prouver le grief causé par l’irrégularité.
- Elle critique la décision de la cour d’appel qui a admis l’exception de nullité sans rechercher si l’administration des Douanes avait prouvé le grief résultant des vices de forme.
- La cour casse donc l’arrêt de la cour d’appel de Paris et renvoie l’affaire devant la cour d’appel de Versailles.
F. Conclusion
- Annulation de l’arrêt du 15 décembre 2000 de la cour d’appel de Paris.
- Renvoi de l’affaire pour qu’il soit fait droit par la cour d’appel de Versailles.
- Condamnation de l’administration des Douanes aux dépens.
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