A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 05 Novembre 2002
- Numéro d’inscription au répertoire général : 01-00.777
B. Parties
- Appelant : Société André Haan
- Intimée : Direction générale des Douanes et Droits indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à la rectification d’un arrêt rendu le 16 juin 2000 par la cour d’appel, concernant le rejet d’une demande de restitution de taxes d’octroi de mer.
- La cour d’appel a décidé d’office de rectifier son précédent arrêt qui contenait une erreur matérielle, modifiant ainsi le dispositif de décision initial.
D. Moyens des parties
- Premier moyen :
- La société André Haan fait valoir que la cour d’appel a méconnu l’autorité de la chose jugée en confirmant un jugement qu’elle avait auparavant infirmé.
- Elle conteste la décision de ne pas ordonner d’expertise, arguant qu’il était nécessaire d’établir si la taxe répercutée avait été effectivement payée par l’acheteur.
- Second moyen :
- La société conteste le rejet de sa demande de restitution des taxes en soulignant que la décision du Conseil CEE du 22 décembre 1989 aurait dû mener à une question préjudicielle devant la Cour de justice des Communautés européennes.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de cassation rejette les moyens de la société André Haan, affirmant que la rectification était justifiée grâce à une erreur manifeste de plume et que la cour d’appel a agi conformément à la réglementation.
- Elle confirme que le juge national ne peut pas déclarer invalides les actes des institutions communautaires et a trouvé que la cour d’appel avait répondu adéquatement aux arguments avancés.
F. Conclusion
- Rejet du pourvoi de la société André Haan.
- Condamnation de la société André Haan aux dépens.
- Condamnation à verser 1 500 euros au directeur général des Douanes et Droits indirects au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/613723ebcd5801467740fe35/1
