A. Référence de la décision
- Cour de cassation, Chambre commerciale financière et économique
- Ordonnance du 08 Février 2017
- Numéro d’inscription au répertoire général : H1526401
B. Parties
- Demandeurs :
- Directeur général des douanes et droits indirects
- Ministre des finances et des comptes publics – Direction générale des douanes et droits indirects
- Défendeur :
- M. [L] [I]
C. Contexte et objet de la décision
- Litige concernant la légalité d’avis à tiers détenteur émis par l’administration des douanes pour obtenir le paiement d’une amende douanière.
- M. [I] conteste la validité de ces avis en raison d’un défaut de notification du jugement correctionnel qui les fonde.
D. Moyens des parties
- Demandeurs :
- Affirment que la décision correctionnelle n’a pas besoin d’être notifiée pour être exécutée.
- Défendeur :
- Argue que le jugement n’a pas été notifié, ce qui rend l’exécution des avis à tiers détenteur illégale.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de Cassation casse l’arrêt de la cour d’appel, jugeant que le jugement correctionnel devait être signifié pour être exécutoire.
- Elle souligne que l’action douanière a un caractère partiellement indemnitaire qui nécessite une notification pour l’exécution.
- La Cour annule également la condamnation aux dépens de la direction régionale des douanes, attestant que l’instruction en matière douanière n’entraîne pas de frais de justice à répétition.
F. Conclusion
- Arrêt de la Cour de Cassation portant sur la nullité des avis à tiers détenteur.
- M. [I] est condamné aux dépens, et les demandeurs se voient également allouer 3 000 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd90d8a9aeb6ea6f8b733d9/1
