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Litige relatif à des menaces de mort proférées à l’encontre d’un fonctionnaire de police par l’intermédiaire d’une vidéo publiée en ligne.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 10 Avril 2019
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 17-81.302

B. Parties

  • Appelant : M. J… B…
  • Intimé : M. Jean-François R…, directeur départemental de la sécurité publique

C. Contexte et objet de la décision

  • Litige relatif à des menaces de mort proférées à l’encontre d’un fonctionnaire de police par l’intermédiaire d’une vidéo publiée en ligne.
  • M. B… a été condamné à 300 euros d’amende pour avoir facilité l’accès à une vidéo contenant ces menaces via son blog.

D. Moyens des parties

  • Défense de M. B… :
    • Argument selon lequel il n’est pas l’auteur des menaces, ces dernières étant proférées par des tiers dans la vidéo.
    • Affirmation que le simple lien hypertexte n’équivaut pas à une publication ou à une expression personnelle de menaces.
    • Invoquer la liberté d’expression et le droit à l’opinion, arguant que son geste était légalement justifiable.
  • Arguments de l’intimé :
    • La vidéo contenant des menaces était clairement accessible et avait été relayée sciemment par M. B… sur son blog.
    • La publication d’un lien sans commentaire critique indique une approbation des propos menaçants.
    • Le contenu menaçant dépasse la simple liberté d’expression, impliquant une responsabilité pénale pour menaces envers un fonctionnaire public.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de M. B…, confirmant la culpabilité pour menaces de mort.
  • La Cour a jugé que la publication d’un hyperlien vers une vidéo menaçante constitue une prise de responsabilité vis-à-vis des messages véhiculés.
  • Elle a également souligné que l’absence de commentaires critiques ne diminue pas la responsabilité de M. B… dans la diffusion des menaces.

F. Conclusion

  • Confirmation de la décision de la cour d’appel de Limoges.
  • M. B… est condamné à verser 2 500 euros à M. R… en raison des dommages subis.
  • La Cour a statué que son acte constituait un manquement aux responsabilités juridiques même si les menaces n’étaient pas directement proférées par lui.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fca72674410d05e7c91cd42/1