Jurisprudence - Contrefaçon

litige concerne une condamnation pour importation sans déclaration de marchandises prohibées et contrefaisantes.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 14 Juin 2017
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 16-86.514

B. Parties

  • Appelante :
    • Madame Martine X…, épouse Y…
  • Intimée :
    • Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières

C. Contexte et objet de la décision

  • Le litige concerne une condamnation pour importation sans déclaration de marchandises prohibées et contrefaisantes.
  • Madame X… a été condamnée à des amendes par la cour d’appel de Lyon le 16 septembre 2016.
  • Elle a formulé une question prioritaire de constitutionnalité concernant l’article 392 du code des douanes.

D. Moyens des parties

  • Critique visant l’article 392 du code des douanes :
    • Incapacité à renverser la présomption de responsabilité sauf en cas de contrainte, force majeure ou preuve de bonne foi.
    • Assimilation de l’importateur, non visé par le texte, au détenteur responsable de la fraude.
  • Argumentation sur une atteinte aux droits garantis par la Constitution :
    • Violation du droit à la présomption d’innocence.
    • Atteinte au principe de légalité des délits et des peines.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de cassation a considéré que la question prioritaire de constitutionnalité n’était pas nouvelle et ne présentait pas de caractère sérieux.
  • L’article 392 du code des douanes établit une présomption simple justifiée par la nature des délits douaniers.
  • La notion de détenteur est jugée suffisamment claire pour prévenir tout risque d’arbitraire.
  • Il n’y a donc pas lieu de renvoyer la question au Conseil constitutionnel.

F. Conclusion

  • La Cour a décidé qu’il n’y avait pas lieu de renvoyer la question au Conseil constitutionnel.
  • La décision de la cour d’appel de Lyon a été confirmée.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd8ffc4b26f7b9631485fa3/1