A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 19 Décembre 2006
- Numéro d’inscription au répertoire général : 05-13.505
B. Parties
- Appelant :
- Société Automobiles Réunion
- Intimée :
- Directeur général des douanes et droits indirects
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à la restitution de sommes indûment payées au titre de l’octroi de mer et de son droit additionnel pour des importations effectuées entre 1992 et 1993.
- Ces droits ont été déclarés incompatibles avec le droit communautaire.
D. Moyens des parties
- La société Automobiles Réunion argue qu’elle est en droit de demander le remboursement des sommes versées, les considérant comme indûment perçues.
- Le directeur général des douanes oppose que la restitution entraînerait un enrichissement sans cause, puisque la taxe a été répercutée sur les acheteurs.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel qui avait rejeté la demande de restitution, en considérant que la répercussion de la taxe indue n’est pas une condition suffisante pour justifier un enrichissement sans cause.
- Elle rappelle que l’administration doit établir l’existence et la mesure de l’enrichissement sans cause à l’issue d’une analyse économique des circonstances.
F. Conclusion
- Avis de la Cour de cassation favorable à l’appelant en annulant l’arrêt de la cour d’appel de Paris.
- La cause est renvoyée devant la cour d’appel de Paris, autrement composée, pour réexamen.
- Le directeur général des douanes est condamné aux dépens.
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