A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 21 Juin 2017
- Numéro d’inscription au répertoire général : 15-19.110
B. Parties
- Demandeuse : Option B Limited, société de droit étranger.
- Défenderesse : Direction générale des douanes et des droits indirects.
C. Contexte et objet de la décision
- Litige concernant la saisie d’un navire effectué par l’administration des douanes pour des infractions douanières.
- La société Option B conteste la validité de cette saisie, arguant que le navire était en dehors du territoire français au moment de la saisie.
D. Moyens des parties
- Argument de la demanderesse :
- Saisie du navire illégale car celui-ci était en Italie au moment de l’infraction.
- Les agents des douanes n’avaient pas compétence au-delà des eaux territoriales françaises.
- Violation des droits en matière de procédure et de respect du domicile.
- Réponse de la défenderesse :
- Les agents des douanes peuvent procéder à des saisies fictives pour des objets passibles de confiscation, indépendamment de leur localisation.
- Les saisies effectuées sont conformes à la législation douanière.
- Non-application de la Convention de Montego Bay dans ce contexte puisque cela relève des infractions douanières.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de cassation a rejeté les arguments de la société Option B.
- Elle a confirmé que la saisie est conforme à la législation en vigueur et que les agents des douanes avaient le droit de procéder à une saisie fictive.
- Les faits constatés justifiaient la saisie, indépendamment de la présence physique du navire en France.
F. Conclusion
- Rejet du pourvoi de la société Option B Limited.
- Condamnation de celle-ci aux dépens, et versement de 3 000 euros à la Direction générale des douanes au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd8ff0c65a202954941a18a/1
