Jurisprudence - Contrefaçon

Litige relatif à une saisie de pièces de carrosserie en transit, soupçonnées de contrefaçon des modèles Renault Clio et Twingo.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 21 Septembre 2004
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 04-81.204

B. Parties

  • Appelants :
    • SOCIETE RENAULT, partie civile
  • Intimés :
    • Boni X…
    • Martinus Y…
    • Société Embo SPA
    • Société Lexmond Trading BV

C. Contexte et objet de la décision

  • Litige relatif à une saisie de pièces de carrosserie en transit, soupçonnées de contrefaçon des modèles Renault Clio et Twingo.
  • La Cour d’appel de Metz a relaxé les prévenus et débouté la SOCIETE RENAULT de ses demandes indemnitaire et réparatrice.

D. Moyens des parties

  • Violation des droits de propriété intellectuelle par la Cour d’appel, selon la SOCIETE RENAULT.
  • Argument de la défense : les marchandises étaient légalement fabriquées en Italie et en transit vers les Pays-Bas, donc le droit néerlandais devait s’appliquer.
  • La SOCIETE RENAULT n’a pas démontré que ces marchandises ne pouvaient y être légalement commercialisées.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour de cassation rejette le pourvoi.
  • Elle confirme que le transit de marchandises légalement fabriquées dans un État membre, en l’occurrence l’Italie, n’est pas soumis à la législation française de propriété intellectuelle pour des produits destinés à un autre État membre, soit les Pays-Bas.
  • Les mesures de retenue douanière ne sont pas justifiées pour des marchandises en transit qui n’impliquent aucune mise sur le marché.

F. Conclusion

  • La décision de relaxe de Boni X… et Martinus Y… est confirmée.
  • SOCIETE RENAULT est déboutée de ses demandes, renforçant la libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne.
  • Le pourvoi en cassation est rejeté.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/6079a8729ba5988459c4d539/1