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Litige relatif à la saisie et à la vente de deux pierres précieuses ordonnée par un jugement correctionnel rendu par défaut.

A. Référence de la décision

  • Cour de cassation,
  • Ordonnance du 22 Juillet 1980
  • Numéro d’inscription au répertoire général : 78-16.590

B. Parties

  • Demandeur : Dame X…, héritière de Laurent
  • Intimée : Administration des douanes

C. Contexte et objet de la décision

  • Litige relatif à la saisie et à la vente de deux pierres précieuses ordonnée par un jugement correctionnel rendu par défaut.
  • Dame X… réclame la restitution des pierres ou, à défaut, leur valeur, après le décès de Laurent.

D. Moyens des parties

  • Dame X… soutient que la vente des pierres ne peut être poursuivie que si le prévenu est vivant lors du jugement devenu définitif.
  • Elle affirme qu’après le décès du prévenu, la vente nécessite une action de l’administration contre la succession.
  • Elle fait valoir qu’une telle action doit être préalable à la vente et non exercée par voie d’exception.

E. Réponse de la Cour

  • La Cour d’appel a retenu que la vente a eu lieu après le décès de Laurent mais avant que son opposition ait été jugée.
  • Elle a constaté que Dame X… ne fournissait pas les justifications d’origine des pierres, empêchant de contester la vente.
  • La Cour a jugé que le prix des pierres était définitivement acquis à l’administration.

F. Conclusion

  • Rejet du pourvoi formé par Dame X… contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 8 novembre 1978.
  • La décision de vente des pierres précieuses est confirmée et le droit de restitution n’est pas établi.

Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/6079d3719ba5988459c594c0/1