A. Référence de la décision
- Cour de cassation, Chambre commerciale financière et économique
- Ordonnance du 29 Mars 2017
- Numéro d’inscription au répertoire général : Q1523119
B. Parties
- Demandeur : M. [L] [A]
- Défenderesse : Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED)
C. Contexte et objet de la décision
- Litige concernant le recouvrement d’amendes douanières infligées à M. [A] suite à un jugement correctionnel de 2002.
- M. [A] conteste la validité des avis à tiers détenteurs émis par la DNRED, invoquant la prescription de la créance.
D. Moyens des parties
- M. [A] soutient que l’action en recouvrement des amendes est prescrite, en raison d’une absence de notification valide des ATD.
- Il argue que les lettres de notification n’ont pas été reçues et que des irrégularités dans les signatures compromettent la validité des ATD.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de cassation casse partiellement l’arrêt de la cour d’appel, affirmant que la prescription n’a pas été valablement interrompue.
- Les notifications des ATD n’ayant pas été prouvées comme ayant été reçues par M. [A], la prescription des amendes douanières s’applique.
- Elle renvoie le dossier devant la cour d’appel de Poitiers pour réexaminer le cas.
F. Conclusion
- Cassation partielle de l’arrêt du 12 mai 2015 de la cour d’appel d’Angers.
- Rejet de la demande de DNRED de constater que l’action en recouvrement n’est pas prescrite.
- M. [A] est condamné à payer 3 000 euros à la DNRED au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/5fd907acb8c3c79fc8778836/1
