A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 29 Novembre 2000
- Numéro d’inscription au répertoire général : 99-86.321
B. Parties
- Demandeur : ADMINISTRATION DES DOUANES ET DES DROITS INDIRECTS
- Défendeurs : Yves X…, Guy Y…, Michel Z…, Jean-Paul A…, Claude B…, Moïse C…, Covyno
C. Contexte et objet de la décision
- Litige relatif à des infractions concernant la législation sur les contributions indirectes.
- La cour d’appel de Paris avait annulé la procédure engagée par l’administration des douanes, ce qui a donné lieu à un pourvoi en cassation.
D. Moyens des parties
- Administration des douanes :
- Argumente que la cour d’appel a méconnu les procédures de constatation des infractions, notamment en ce qui concerne la rédaction des procès-verbaux.
- Conteste l’annulation de la procédure pour non-respect des délais raisonnables, considérant que les délais ne devraient pas entrainer la nullité.
- Prévenus :
- Affirment que le procès-verbal a été clos trop tardivement, portant atteinte à leurs droits en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme.
- Soutiennent qu’un délai excessif a entraîné un déséquilibre entre l’accusation et la défense.
E. Réponse de la Cour
- La Cour de cassation rejette les arguments des défendeurs sur la nullité liée à la durée de la procédure.
- Elle indique que le retard dans la clôture du procès-verbal ne peut à lui seul justifier l’annulation sans démonstration d’un préjudice spécifique.
- La cour d’appel a méconnu la portée des textes en annulant les poursuites uniquement sur la base de la durée de la procédure.
F. Conclusion
- La décision de la cour d’appel de Paris du 15 septembre 1999 est annulée.
- La cause est renvoyée devant une nouvelle formation de la cour d’appel de Paris pour être à nouveau jugée.
- Un appel à la régularité des procédures sera désormais examiné.
Publication à télécharger : https://www.courdecassation.fr/decision/export/613725fbcd5801467742206e/1
