A. Référence de la décision
- Cour de cassation,
- Ordonnance du 28 Octobre 1991
- Numéro d’inscription au répertoire général : 90-83.703
B. Parties
- Pourvoyant : L’ADMINISTRATION DES DOUANES
- Intimé : Jacob X…
C. Contexte et objet de la décision
- Litige portant sur des poursuites pour infractions à la législation douanière et aux relations financières avec l’étranger.
- La chambre d’accusation a annulé les actes d’information et a constaté l’extinction de l’action publique pour cause de prescription.
D. Moyens des parties
- Contestation de la validité des actes de la procédure basée sur un jugement étranger qui aurait été utilisé sans force exécutoire en France.
- Arguments sur la nullité des preuves obtenues par des moyens frauduleux, remettant en cause la légalité de l’acte introductif de l’action.
- Réclamation d’un excès de pouvoir de la part de la chambre d’accusation concernant l’application du droit international et la souveraineté nationale.
E. Réponse de la Cour
- La Cour rejette le pourvoi, confirmant que la chambre d’accusation a agi dans les limites de ses pouvoirs en annulant les actes fondés sur un jugement étranger non contesté.
- Elle souligne que les éléments de preuve présentés par l’administration des Douanes étaient obtenus par des moyens frauduleux, entraînant la nullité de la procédure.
- Les dispositions de l’article 342 du Code des douanes empêchent l’utilisation de preuves obtenues de manière illégale.
F. Conclusion
- Le pourvoi est rejeté, confirmant l’annulation des actes d’information et l’extinction de l’action publique en raison de la prescription.
- Cette décision affirme les principes de légalité et de respect de la souveraineté des États en matière de preuves en droit pénal.
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